Préparer un concours de sous-officier suppose d’abord de bien cartographier les épreuves. Selon que vous visez la gendarmerie ou l’Armée de Terre, le parcours diffère sensiblement dans son contenu, sa durée et ses critères d’évaluation. Côté gendarmerie, le concours SOG combine une composition de culture générale, des tests sportifs exigeants et plusieurs entretiens. Côté Armée de Terre, les sélections au CSO se concentrent sur cinq demi-journées avec une logique de profil global, sans épreuve écrite de culture générale.
Cet article passe en revue toutes les épreuves voie par voie, avec les coefficients officiels, les notes éliminatoires et les évolutions récentes du barème, notamment l’arrivée du test de Killy en remplacement des squats depuis février 2025. L’objectif est de vous donner une vision claire du parcours, des seuils à atteindre et des points qui font basculer une candidature.
Sous-officier de gendarmerie ou de l’Armée de Terre : deux métiers distincts
Le sous-officier occupe une position pivot entre les militaires du rang et les officiers. Il transmet les ordres, encadre les équipes et garantit l’exécution des missions sur le terrain. Selon l’institution, son statut, ses missions et ses épreuves d’accès varient.
Le sous-officier de gendarmerie (SOG) est à la fois militaire de carrière et fonctionnaire d’État de catégorie B, rattaché au ministère de l’Intérieur via la Direction générale de la gendarmerie nationale. Ses missions couvrent la protection des biens et des personnes, la prévention de la délinquance, les enquêtes judiciaires, le maintien de l’ordre, la surveillance des routes et la défense de la Nation.
Le sous-officier de l’Armée de Terre est un militaire professionnel rattaché au ministère des Armées. Il encadre les militaires du rang dans une spécialité choisie lors de la formation : infanterie, chars de combat, artillerie, forces spéciales, maintenance, logistique, transmissions, administration, informatique, santé. Un jeune sergent commande une dizaine de militaires. Au grade d’adjudant, l’encadrement peut monter à une trentaine de soldats.
Cette différence de statut explique en partie pourquoi les épreuves ne sont pas identiques. La gendarmerie évalue d’abord la capacité à réfléchir, écrire et défendre un projet professionnel devant un jury. L’Armée de Terre s’attache à mesurer un profil global, avec une part importante d’évaluation psychotechnique et médicale.
Conditions d’accès : âge, diplôme et nationalité
Les conditions générales sont communes aux deux institutions : nationalité française, droits civiques, casier judiciaire compatible avec les fonctions, Journée Défense et Citoyenneté effectuée. Au-delà de ces critères, l’âge et le diplôme diffèrent.
Pour le concours externe SOG, les candidats doivent avoir au moins 17 ans et au plus 35 ans au 1er janvier de l’année du concours, selon les conditions officielles publiées sur le portail de la fonction publique. Le diplôme minimum requis est le baccalauréat ou un titre de niveau 4 inscrit au répertoire national des certifications professionnelles. Des dérogations à la condition de diplôme existent pour les parents de trois enfants ou plus, les sportifs de haut niveau reconnus par l’État et les parents monoparentaux.
Pour devenir sous-officier de l’Armée de Terre par la voie externe, il faut avoir entre 17 ans et demi et 25 ans à la date de dépôt de candidature, et être titulaire du baccalauréat ou d’un diplôme de niveau 4 équivalent. Selon l’Onisep, c’est la fourchette en vigueur en 2026. Certaines anciennes sources mentionnent une limite supérieure de 29 ans, qui correspond à des barèmes antérieurs ou à une confusion avec le statut d’officier. La limite officielle aujourd’hui est de 25 ans, avec des dérogations possibles selon le profil.
Le concours interne s’adresse aux gendarmes adjoints justifiant d’au moins un an de service, aux policiers adjoints (un an de service minimum), aux réservistes de la gendarmerie et aux militaires d’une autre force armée justifiant d’au moins quatre ans de service. Pour cette voie, aucune condition de diplôme n’est exigée et l’âge minimum est de 17 ans.
Chaque candidat dispose d’un maximum de trois tentatives pour présenter le concours SOG, avec un délai d’au moins un an entre deux inscriptions.
Inscription et constitution du dossier
Pour l’Armée de Terre, le parcours commence par une visite au CIRFA (Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées). Un entretien initial permet de présenter les spécialités disponibles et de retirer un dossier de candidature. Ce dossier comporte dix pièces obligatoires : fiche de renseignement, photo d’identité, certificat JDC, photocopie de la carte d’identité, original de l’extrait d’acte de naissance, justificatif de domicile, copies des diplômes, copie de la carte Vitale, RIB et lettre de motivation.
L’original de l’extrait de naissance peut prendre plusieurs semaines à arriver et doit être demandé en amont. D’autres pièces peuvent être requises selon la filière. Environ six semaines après le dépôt du dossier, le candidat est convoqué dans l’un des cinq Centres de Sélection et d’Orientation (CSO). Le transport vers le CSO est pris en charge par l’armée.
L’inscription au concours SOG se fait en ligne sur le site de la gendarmerie nationale ou auprès d’un Centre d’Information et de Recrutement, entre mars et juin. Pour 2026, deux sessions sont organisées avec des calendriers distincts. La session 1 ouvre ses inscriptions du 8 septembre 2025 au 31 décembre 2025, avec une admissibilité à partir du 24 mars 2026 et une admission entre le 27 avril et le 3 juillet 2026. La session 2 ouvre du 2 février au 28 juin 2026, avec une admissibilité le 23 septembre 2026 et une admission entre le 30 novembre 2026 et le 19 février 2027.
Pour le concours interne 2026, les inscriptions sont ouvertes du 2 février au 14 juin 2026, les épreuves écrites se déroulent le 23 septembre 2026 et les épreuves orales et sportives du 2 au 27 novembre 2026. Les résultats sont publiés au plus tard le 11 décembre 2026.

Épreuves du concours sous-officier de l’Armée de Terre au CSO
Cinq Centres de Sélection et d’Orientation accueillent les candidats : Rennes, Vincennes, Nancy, Lyon et Bordeaux. Les sélections se déroulent sur cinq demi-journées et comportent six épreuves successives.
Les tests psychotechniques TAMI-C
Les tests psychotechniques ouvrent la semaine de sélection. Ils sont regroupés sous l’appellation TAMI-C et sont éliminatoires. Ces tests évaluent les capacités intellectuelles du candidat à travers plusieurs blocs : logique (formes, suites, intrus, codes), raisonnement spatial (dominos), mathématiques, expression française, anglais et connaissances générales sur les grades de l’armée.
La note minimale exigée varie selon le niveau d’accès visé. Un candidat sous-officier doit atteindre un seuil supérieur à celui d’un candidat militaire du rang, et inférieur à celui d’un candidat officier. Les TAMI-C constituent donc le premier filtre sérieux du concours.
Le test de personnalité et le test d’anglais
Le test de personnalité comporte 251 questions et est spécifique à l’Armée de Terre (différent de celui de l’Armée de l’Air et de l’Espace ou de la Marine nationale). Il vise à vérifier l’adéquation entre le profil du candidat et le métier visé. Les réponses, sans bonne ou mauvaise réponse absolue, dressent un portrait cohérent qui sera comparé aux exigences de la spécialité demandée.
Le test d’anglais prend la forme d’un QCM de 150 questions à traiter en moins de 55 minutes. Il évalue le niveau de compréhension écrite et de grammaire, deux compétences importantes pour les missions interalliées et le travail avec les manuels techniques en langue anglaise.
La visite médicale et le profil SIGYCOP
La visite médicale vérifie que le candidat satisfait aux critères d’intégration de sa spécialité. Elle aboutit à la détermination du profil SIGYCOP. Chaque lettre correspond à une zone corporelle (colonne, membres, vision, ouïe, état général) et reçoit une note. Un profil insuffisant peut entraîner une inaptitude temporaire ou définitive pour certaines spécialités.
Le test médical comprend quatre domaines spécialisés : urologie, audiométrie, ophtalmologie et cardiologie. Une consultation avec un médecin généraliste complète l’examen avec une auscultation du dos, des jambes et des pieds.
L’entretien de motivation et la commission d’orientation
Après la semaine de sélection, le candidat rencontre son conseiller CIRFA pour discuter des spécialités choisies. Le dossier est ensuite transmis à une commission qui vérifie la cohérence entre les souhaits exprimés et les résultats obtenus. Les candidats retenus se voient proposer un contrat. L’armée recherche un profil polyvalent capable de progresser, plutôt qu’un expert sur un seul critère.

Les épreuves sportives de l’Armée de Terre : Luc Léger, tractions et test de Killy
Depuis février 2025, le test de Killy a remplacé l’épreuve des squats dans les sélections de l’Armée de Terre. Les trois épreuves sportives sont désormais le Luc Léger, les tractions pour les hommes ou le tirage poulie haute pour les femmes, et le test de Killy.
Le Luc Léger
Le Luc Léger ouvre la séance. Les candidats effectuent des aller-retours entre deux lignes distantes de 20 mètres. Une bande sonore indique par un bip le moment où il faut atteindre la ligne. La séance commence par deux minutes à une moyenne de 8 km/h, puis la vitesse augmente de 0,5 km/h toutes les minutes. Le candidat doit marquer un arrêt à chaque ligne avant de repartir, sans faire d’arc de cercle. Un retard maximum de 2 mètres est toléré.
Ce test mesure la vitesse maximale aérobie (VMA), un indicateur fiable de la capacité cardiovasculaire. Un travail spécifique de fractionné est recommandé pour atteindre un palier élevé.
Les tractions et le tirage poulie haute
Pour les tractions (hommes), le candidat se positionne en pronation, bras tendus, coudes déverrouillés. Il doit se hisser jusqu’à passer le menton au-dessus de la barre, sans mouvement de balancier ni mouvement de tête artificiel. Les jambes restent tendues et relâchées. Aucune limite de temps n’est imposée, ce qui autorise des pauses brèves en position basse.
Pour le tirage poulie haute (femmes), la barre doit toucher la poitrine et les bras doivent être complètement tendus à la phase basse. Le poids à soulever est adapté au poids de la candidate.
Le test de Killy
Le test de Killy, aussi appelé épreuve de la chaise, évalue l’endurance musculaire des cuisses. Le candidat se met en position assise, dos plaqué contre un mur, jambes fléchies à 90°, pieds à plat au sol et sans appui des mains. L’objectif est de tenir le plus longtemps possible.
D’après les premiers retours de candidats, il faut atteindre environ 168 secondes (2 min 48) pour obtenir la note maximale. Le barème officiel détaillé n’est pas encore stabilisé puisque le test est récent. À noter que ce test arrive après le Luc Léger, ce qui rend l’effort musculaire plus difficile en raison de la fatigue accumulée.
Notes éliminatoires sportives
La note minimale moyenne à obtenir sur l’ensemble des trois épreuves est de 6/20. Une note inférieure à 1/20 à l’une des épreuves est éliminatoire. À noter que les sources consultées affichent une légère contradiction interne sur la moyenne (5/20 ou 6/20 selon les passages), mais la valeur la plus souvent relayée reste 6/20.
L’armée recherche des profils polyvalents : il vaut mieux être bon partout que d’exceller dans une seule épreuve. Pour préparer ces tests, un entraînement combinant fractionné en course, travail de force des membres supérieurs et exercices d’endurance musculaire est indispensable.

Épreuves du concours externe SOG
Le concours SOG externe se déroule en deux phases successives : l’admissibilité d’abord, l’admission ensuite. Chaque année, entre 15 000 et 20 000 candidats se présentent selon les sources spécialisées, ce qui oblige les organisateurs à utiliser des halls de parcs des expositions.
L’épreuve d’admissibilité : composition de culture générale
L’admissibilité repose sur une seule épreuve écrite : une composition de culture générale d’une durée de 3 heures, coefficient 7, notée sur 20 points. Toute note inférieure à 6/20 est éliminatoire. Les candidats doivent rédiger sans aide documentaire.
L’épreuve évalue les connaissances générales sur des sujets d’actualité, de société ou de politique, ainsi que la capacité à argumenter et structurer un raisonnement. L’expression écrite, l’orthographe et la cohérence du propos comptent dans la notation. Cette étape teste la maturité intellectuelle attendue d’un futur cadre de terrain.
L’épreuve se tient simultanément sur 6 sites métropolitains (Villepinte, Toulouse, Nantes, Grenoble, Avignon, Nancy) et 8 sites ultramarins (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, La Réunion, Mayotte, Wallis-et-Futuna).
Pour le concours interne, l’épreuve écrite porte sur des connaissances professionnelles relatives à la sécurité intérieure et à la défense, avec le même coefficient 7 et la même note éliminatoire de 6/20 sur 3 heures.
Les épreuves d’admission
Les candidats admissibles se présentent ensuite dans le Centre de Sélection et de Concours (CSC) dont ils dépendent. Plusieurs épreuves se succèdent.
L’épreuve physique (coefficient 3, note éliminatoire 3/20) comprend trois tests, détaillés dans la section suivante. Un certificat médical de moins d’un an mentionnant l’aptitude à subir les épreuves sportives est obligatoire.
L’inventaire de personnalité prend la forme d’un questionnaire orienté sur l’adaptabilité du candidat à la fonction et son futur comportement professionnel. Il sert ensuite de base à l’entretien avec le psychologue.
L’entretien avec le psychologue s’appuie sur l’inventaire pour explorer le profil, les motivations et la stabilité du candidat. Il ne donne pas lieu à une note publiée mais conditionne la suite de la procédure.
L’épreuve numérique est un QCM de 30 minutes, coefficient 1. Il s’agit d’un questionnaire à choix multiples visant à évaluer les connaissances et à mesurer les compétences sur le milieu numérique. C’est l’épreuve la moins coefficientée, mais elle compte dans le total.
L’entretien avec le jury est l’épreuve déterminante de la phase d’admission, avec un coefficient 7 et une note éliminatoire inférieure à 6/20. Le candidat dispose de 10 minutes de préparation sur un sujet d’ordre général tiré au sort, suivies de 20 minutes d’entretien. Pendant l’entretien, il présente le sujet puis répond à des questions sur ses motivations et son projet professionnel.
Les points souvent abordés à l’oral sont les raisons du choix de cette institution plutôt qu’une autre, la connaissance des missions et des grandes unités, la situation personnelle et l’aptitude à la mobilité géographique, et les qualités personnelles ou expériences valorisables.
Détail de l’épreuve sportive
L’épreuve physique du SOG se compose de trois ateliers enchaînés. Chaque atelier mesure une qualité physique différente.
Le parcours d’obstacles
Le parcours mesure 50 mètres et doit être effectué 6 fois de suite sans pause. Les plots numérotés doivent être contournés sans être renversés. Plusieurs obstacles ponctuent le parcours :
- Un tapis de sol d’1m80 à franchir sans que les pieds ne le touchent, ni au saut ni à la réception.
- Un escalier en bois à monter et descendre deux fois, avec contournement du plot intermédiaire. Une marche doit être touchée à la montée comme à la descente, ainsi que la plateforme au sommet.
- Deux haies de 45 cm de haut, espacées de 3 mètres, à franchir sans les faire tomber.
- Une poutre simulant un muret de 90 cm de haut, avec une réception alternée sur le dos puis sur le ventre à chaque passage.
Toute faute oblige le candidat à repasser l’obstacle concerné sans commettre de nouvelle faute. L’épreuve est chronométrée et notée selon le temps total.
La simulation de combat
Cet atelier chronométré comporte trois exercices successifs. Les tractions s’effectuent en tirant une corde vers soi pour soulever un poids de 36 kg (hommes) ou 25 kg (femmes). Le candidat doit effectuer des arcs de cercle de 180° pour aller toucher le mur de chaque côté de l’appareil. Le mur doit être touché trois fois de chaque côté, bras restant fléchis et équilibre conservé.
Les chutes maîtrisées consistent à se laisser tomber deux fois vers l’avant et deux fois vers l’arrière, en touchant le mur en face à chaque relevé. Le candidat ne doit pas s’aider pour se relever.
Les poussées reprennent le principe des tractions mais dans l’autre sens. Les bras restent fléchis au niveau des coudes : ni les coudes ni les mains ne doivent toucher la poitrine.
Le transport de poids
Le transport de poids fonctionne sur un résultat binaire : réussite ou échec. Le candidat soulève et transporte une charge sur une distance définie. Cette épreuve vérifie une capacité minimale de port de charge, indispensable sur le terrain.
La visite médicale et le profil SIGYCOP
Pour les candidats au concours SOG, être reconnu apte à l’exercice des fonctions est une condition sine qua non du recrutement. La bonne santé physique et mentale est obligatoirement vérifiée. La visite médicale s’attache donc à la détermination du profil SIGYCOP, exactement comme pour l’Armée de Terre.
Chaque lettre du sigle correspond à une zone corporelle évaluée : colonne vertébrale, membres supérieurs, membres inférieurs, vision, ouïe et état général. Un profil insuffisant peut entraîner une inaptitude temporaire ou définitive selon la nature du problème.
L’examen médical des candidats à l’armée comprend quatre domaines spécialisés (urologie, audiométrie, ophtalmologie, cardiologie) suivis d’une consultation généraliste portant sur le dos, les jambes et les pieds. Côté gendarmerie, l’évaluation est globalement similaire et adaptée aux exigences physiques du métier.
Une bonne santé mentale est également vérifiée. La capacité à supporter les épreuves, le terrain et les situations parfois tendues fait partie des critères de sélection.
Tableau récapitulatif des épreuves par voie
Pour visualiser d’un coup d’œil les différences entre les voies de recrutement à la gendarmerie nationale, voici un tableau de synthèse.
| Type d’épreuve | GAV | Sous-officier (externe) | Officier |
|---|---|---|---|
| Épreuves écrites (culture générale, raisonnement) | Non | Oui | Oui |
| Tests psychotechniques | Selon session | Selon session | Selon session |
| Épreuves physiques (course, tractions, abdominaux) | Oui | Oui | Oui |
| Natation | Selon session | Selon session | Selon session |
| Oral / entretien jury | Oui (entretien motivation) | Oui | Oui |
| Visite médicale (SIGYCOP) | Oui | Oui | Oui |
La sélection GAV (Gendarme Adjoint Volontaire) ne comprend pas d’épreuve écrite de culture générale. Cette voie est plus accessible pour les candidats sans baccalauréat, et permet ensuite, après quelques années d’expérience, d’accéder au concours interne SOG.
Formation initiale après admission
Pour les candidats admis au concours sous-officier de l’Armée de Terre, la formation initiale dure 8 mois à l’ENSOA (École Nationale des Sous-Officiers d’Active) de Saint-Maixent-l’École, selon l’Onisep. Cette formation à la fois militaire et généraliste pose les bases du métier. Elle est suivie de 3 à 18 mois de formation spécialisée dans une école d’application, selon la spécialité choisie.
Après cette formation, les sous-officiers signent un premier contrat d’encadrement de 5 ans renouvelable et débutent au grade de sergent. Le salaire débutant s’élève à environ 1 823 € brut par mois selon l’Onisep. Les changements de régiment interviennent en moyenne tous les 6 à 8 ans, ce qui permet de diversifier les expériences.
Pour les candidats admis au concours SOG, l’incorporation se fait dans l’un des cinq internats des écoles de gendarmerie : Châteaulin (Finistère), Chaumont (Haute-Marne), Montluçon (Allier), Dijon (Côte-d’Or) et Tulle (Corrèze). Le commandement de ces écoles relève du CEGN basé à Rochefort. La formation post-concours dure 9 mois en école suivis de 3 mois de stage, soit environ un an au total.
Il existe également la voie EMPT (École Militaire Préparatoire Technique), accessible dès 16 ans, pour préparer un baccalauréat technologique et professionnel avant de devenir sous-officier sous contrat.
Évolution de carrière et promotion interne
Le corps des sous-officiers de l’Armée de Terre est composé à 58 % de personnel recruté en interne et à 42 % de personnel issu du civil, selon l’Onisep. D’après L’Étudiant, 55 % des sous-officiers de l’Armée de Terre sont d’anciens militaires du rang. Cette donnée illustre la place réelle de la promotion interne dans le parcours.
La progression hiérarchique se fait par paliers successifs : sergent, sergent-chef, adjudant, adjudant-chef, major. Chaque montée en grade ouvre de nouvelles responsabilités, des primes et parfois un logement de fonction. Plus de la moitié des sous-officiers peuvent accéder aux grades d’officiers, notamment via l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr Coëtquidan ou des filières internes spécifiques.
La reconversion professionnelle est facilitée à la fin de carrière par un ensemble d’aides : accompagnement en entreprise, aide au reclassement, formations qualifiantes. Tout au long de l’engagement, les sous-officiers se perfectionnent via des formations complémentaires, avec délivrance de diplômes professionnels souvent reconnus dans le secteur civil.

Préparer efficacement le concours
La durée minimale recommandée pour préparer le concours SOG est de 3 à 6 mois, en particulier pour la partie physique. La durée totale moyenne de préparation tourne autour de 130 heures, soit environ 5 heures par semaine pendant 6 mois.
Organiser ses révisions
Une bonne préparation repose sur la régularité plutôt que sur l’intensité ponctuelle. Mieux vaut une heure par jour bien concentrée que six heures en une seule séance. Une semaine type peut combiner la culture générale et la lecture d’actualité en début de semaine, l’entraînement aux QCM en milieu de semaine, le sport plusieurs fois par semaine, et les exercices de logique ou de compréhension écrite en fin de semaine. Une journée doit rester libre pour le repos ou une révision légère.
Préparer les épreuves sportives
Côté entraînement physique, 2 à 3 séances hebdomadaires sont un minimum. La course à pied (30 à 45 minutes avec séances fractionnées) prépare au Luc Léger. Le renforcement musculaire (pompes, abdominaux, gainage, tractions) couvre les besoins en force des membres supérieurs. Le test de Killy se prépare en reproduisant l’épreuve après une séance de course pour habituer les jambes à la fatigue accumulée. Des étirements réguliers réduisent les risques de blessure.
Préparer l’entretien avec le jury
L’oral est une étape déterminante quelle que soit la voie. Un entretien insuffisant peut compromettre une candidature même si les épreuves écrites et physiques ont été réussies. Le jury ne cherche pas un discours parfait, mais une personnalité cohérente, équilibrée et déterminée. La connaissance des missions, des grandes unités et de la culture militaire est testée. La cohérence entre le projet professionnel et la situation personnelle (notamment l’aptitude à la mobilité géographique) compte également.
Travailler son projet professionnel à voix haute, simuler l’épreuve avec un proche ou un préparateur, lire les pages officielles sur les métiers, les unités et les statuts de l’institution sont des méthodes efficaces.

Foire aux questions
Quelles sont les épreuves du concours de sous-officier ?
Pour l’Armée de Terre, les épreuves au CSO se déroulent sur 5 demi-journées et comprennent les tests psychotechniques TAMI-C (éliminatoires), un test de personnalité de 251 questions, un test d’anglais (QCM de 150 questions en 55 minutes), une visite médicale avec profil SIGYCOP, des tests sportifs (Luc Léger, tractions ou tirage poulie haute, test de Killy depuis février 2025) et un entretien de motivation. Côté gendarmerie, le concours SOG externe comprend une phase d’admissibilité (composition de culture générale de 3 heures) puis cinq épreuves d’admission incluant les tests sportifs, un inventaire de personnalité, une épreuve numérique, un entretien psychologique et un entretien avec jury.
Quelles sont les épreuves du concours de sous-officier de gendarmerie ?
Le concours SOG externe se découpe en deux phases. L’admissibilité repose sur une composition de culture générale de 3 heures (coefficient 7, note éliminatoire 6/20). L’admission comprend une épreuve physique (coefficient 3, parcours d’obstacles, simulation de combat, transport de poids), un inventaire de personnalité suivi d’un entretien psychologique, une épreuve numérique QCM de 30 minutes (coefficient 1) et un entretien avec jury (20 minutes après 10 minutes de préparation, coefficient 7). Chaque année, entre 15 000 et 20 000 candidats se présentent au concours.
Quelles sont les épreuves physiques du concours de sous-officier de gendarmerie ?
L’épreuve physique (coefficient 3, note éliminatoire 3/20) se décompose en trois ateliers. Le parcours d’obstacles mesure 50 mètres à effectuer 6 fois sans pause, avec un tapis à franchir, un escalier, deux haies de 45 cm espacées de 3 mètres, et une poutre-muret de 90 cm. La simulation de combat enchaîne des tractions avec un poids de 36 kg pour les hommes ou 25 kg pour les femmes, des chutes maîtrisées et des poussées. Le transport de poids fonctionne en réussite ou échec. Un certificat médical de moins d’un an mentionnant l’aptitude sportive est obligatoire.
Est-ce que le concours de sous-officier est difficile ?
Le concours SOG attire chaque année entre 15 000 et 20 000 candidats selon les sources spécialisées, ce qui rend la sélection nette dès l’admissibilité. L’épreuve écrite de 3 heures (coefficient 7) exige une vraie culture générale et une expression écrite solide. Les épreuves physiques, avec un parcours d’obstacles à enchaîner six fois sans pause, demandent une préparation sérieuse. Pour l’Armée de Terre, les tests TAMI-C sont éliminatoires et leur seuil dépend du niveau visé. Avec environ 3 à 6 mois de préparation physique et près de 130 heures de travail total, un candidat motivé met toutes les chances de son côté.
Comment se passe la formation de sous-officier Armée de Terre ?
Après admission, les sous-officiers intègrent l’ENSOA à Saint-Maixent-l’École pour 8 mois de formation militaire et généraliste. S’ensuit une formation spécialisée de 3 à 18 mois dans une école d’application, selon la spécialité choisie (infanterie, artillerie, génie, transmissions, logistique, renseignement, etc.). À l’issue, les candidats débutent au grade de sergent et signent un contrat d’encadrement de 5 ans renouvelable. Le salaire débutant est d’environ 1 823 € brut par mois selon l’Onisep.
Quels sont les tests pour entrer dans l’armée ?
Les tests pour entrer dans l’Armée de Terre se déroulent sur 5 demi-journées au CSO et comprennent les tests psychotechniques TAMI-C (logique, raisonnement spatial, mathématiques, expression, anglais), un test de personnalité de 251 questions, un test d’anglais en QCM de 150 questions en moins de 55 minutes, une visite médicale (urologie, audiométrie, ophtalmologie, cardiologie, profil SIGYCOP) et des tests sportifs. Depuis février 2025, les trois épreuves sportives sont le Luc Léger, les tractions pour les hommes ou le tirage poulie haute pour les femmes, et le test de Killy qui a remplacé les squats.
Comment se passe le concours de sous-officier ?
Pour l’Armée de Terre, le processus démarre au CIRFA avec un entretien d’orientation puis la constitution d’un dossier comportant 10 pièces. Environ six semaines plus tard, le candidat est convoqué dans l’un des 5 CSO (Rennes, Vincennes, Nancy, Lyon, Bordeaux) pour 5 demi-journées d’épreuves. Côté gendarmerie, l’inscription au concours SOG se fait en ligne entre mars et juin. Le concours se déroule ensuite en deux phases : l’admissibilité écrite à l’automne, puis l’admission dans un Centre de Sélection et de Concours. Les candidats admis intègrent une école de formation initiale.
Quelles sont les épreuves du concours de sous-officier externe ?
Le concours SOG externe comporte une épreuve d’admissibilité (composition de culture générale de 3 heures, coefficient 7, note éliminatoire 6/20) et plusieurs épreuves d’admission : épreuve physique (coefficient 3), inventaire de personnalité avec entretien psychologique, épreuve numérique QCM (30 minutes, coefficient 1) et entretien avec jury (10 minutes de préparation puis 20 minutes d’entretien, coefficient 7, note éliminatoire 6/20). Pour 2026, deux sessions sont organisées avec des calendriers distincts, là où une seule session annuelle prévalait depuis 2019.
Sources
Banques de QCM gratuites sur les grades, l'alphabet OTAN et la culture militaire.



