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Test physique armée de terre : épreuves et barèmes 2025

Test physique armée de terre 2025 : Luc Léger, tractions, test de Killy, seuils éliminatoires, barèmes et plan de préparation sur 12 semaines.

Candidats en treillis effectuant une course lors d'un test physique militaire de recrutement pour l'armée de terre.

Passer le test physique de l’armée de terre, c’est franchir trois épreuves enchaînées dans la même journée au Centre de Sélection et d’Orientation (CSO). Depuis février 2025, l’organisation a changé : le test de Killy a remplacé les squats. Beaucoup de candidats arrivent encore avec des informations périmées, ce qui leur coûte cher le jour J.

Cet article détaille les épreuves actuelles, les seuils à atteindre, les notes éliminatoires et la façon de structurer une préparation efficace. L’objectif : que vous sachiez précisément ce qui vous attend et comment ne pas être éliminé sur un détail évitable.

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Les trois épreuves du test physique armée de terre

Le test physique de l’armée de terre repose sur trois épreuves obligatoires, enchaînées dans un ordre fixe au CSO : le test de Luc Léger, les tractions en pronation pour les hommes ou le tirage poulie haute pour les femmes, et le test de Killy. Ces trois épreuves sont identiques pour tous les candidats, quelle que soit la branche visée (Terre, Air, Marine) ou le statut (militaire du rang, sous-officier, officier).

Les tests sportifs interviennent toujours après la visite médicale, qui doit d’abord qualifier le candidat comme apte à la pratique du sport. La semaine de sélection s’étale en général sur deux à trois jours : formalités administratives, tests psychotechniques et médicaux, puis épreuves sportives et entretien.

Le candidat se présente en tenue de sport et doit effectuer les épreuves dans cet ordre précis : Luc Léger, puis tractions ou tirage poulie haute, puis test de Killy. L’enchaînement n’est pas anodin, la fatigue accumulée pèse fortement sur la dernière épreuve.

Avant les tests, un bilan médical complet est réalisé par un médecin militaire du CEMI (Centre d’Expertise Médicale Initiale). Ce bilan calcule l’IMC, la capacité respiratoire, la tension artérielle et plusieurs autres indicateurs pour valider l’aptitude. Les candidats présentant des maladies chroniques comme un problème cardiaque ou un diabète ne sont pas admis.

L’armée de terre dispose de cinq centres d’évaluation : Vincennes, Lyon, Rennes, Bordeaux et Nancy.

Homme en plein effort sur un parcours d'obstacles, s'entraînant pour réussir son test navette de course.

Test de Luc Léger : déroulement, règles et seuils

Le test de Luc Léger est une course navette qui consiste à effectuer des aller-retours entre deux lignes distantes de 20 mètres. Une bande sonore rythme l’effort par des bips : à chaque bip, le candidat doit avoir atteint la ligne opposée. La course commence à 8 km/h pendant deux minutes, puis la vitesse augmente de 0,5 km/h à chaque palier d’une minute.

Le test mesure la vitesse maximale aérobie (VMA) et la consommation maximale d’oxygène (VO2Max), deux indicateurs centraux de l’endurance cardio-respiratoire. À chaque ligne, le candidat doit marquer un arrêt franc et repartir immédiatement. Faire un arc de cercle est interdit. Un retard de 2 mètres est toléré, mais une répétition d’erreur entraîne l’arrêt de l’épreuve.

Seuils minimaux par sexe

Les seuils éliminatoires distinguent clairement hommes et femmes. Selon force-militaire.fr, pour les hommes, le palier 7 (environ 7 minutes de test) est le minimum absolu. Pour les femmes, c’est le palier 6 (environ 6,5 minutes). En dessous, c’est une élimination directe, quelles que soient les performances aux autres épreuves.

Le palier 7 correspond à une vitesse de 11,5 km/h. Les candidats masculins peuvent être évalués jusqu’au palier 10, soit 13 km/h.

Conseil d’exécution

Un conseil revient systématiquement dans les retours de candidats : ne décidez jamais d’arrêter de votre propre initiative. Attendez que le moniteur vous le dise, même si vous êtes à bout. Cela démontre votre motivation, et les évaluateurs valorisent ce comportement sur l’ensemble des tests sportifs.

Épreuve de force du haut du corps

La deuxième épreuve évalue la force des membres supérieurs. Elle prend la forme de tractions en pronation pour les hommes, et de tirage poulie haute pour les femmes.

Tractions (hommes) : technique et barème

L’épreuve des tractions se fait en position de pronation, c’est-à-dire paumes tournées vers l’avant. Le candidat commence bras tendus, coudes déverrouillés, et doit se hisser jusqu’à ce que son menton passe au-dessus de la barre. Aucun mouvement de tête « artificiel » pour atteindre la barre n’est accepté. Les jambes restent tendues et relâchées, sans balancier. Les répétitions invalides ne sont pas comptabilisées par l’évaluateur. Il n’y a pas de limite de temps.

D’après force-militaire.fr, le seuil éliminatoire est fixé à moins de 6 tractions strictes. L’objectif de base communément retenu est de 8 tractions strictes, niveau également exigé par les épreuves du CCPG (Contrôle de la Condition Physique Générale) conformément aux standards du CCPG. Le plafond d’évaluation pour les barèmes EVAT, SMA et VDAT est fixé à 10 tractions.

Les erreurs les plus fréquentes sont le demi-mouvement (menton qui n’atteint pas la barre), le balancier, et la descente non contrôlée. Mieux vaut faire moins de tractions impeccables que d’en tenter davantage en trichant : les répétitions non valides sont retirées et le score chute.

Tirage poulie haute (femmes) : modalités et critères

Pour les femmes, l’armée de terre utilise le tirage poulie haute. La candidate part assise, bras tendus, pieds à plat au sol et genoux maintenus. Pour qu’une répétition soit comptabilisée, la barre doit toucher la poitrine en position basse, et les bras doivent être complètement tendus avec les coudes déverrouillés en position haute.

Le poids tiré est adapté au poids de la candidate. Selon iv-performance.fr, une référence de 30 kg est documentée pour cette épreuve. Marquer une très légère pause en bas peut aider à montrer que vous avez bien déverrouillé les bras. Toute tentative de tricher se retournera contre vous, la notation étant stricte.

Selon le centre et le profil, l’épreuve de suspension à barre fixe peut aussi être utilisée selon les protocoles d’évaluation : mains en pronation, ligne des épaules au-dessus de la barre, le chronomètre s’arrête quand les épaules passent sous la barre. Cette variante est plus rare pour l’armée de terre et davantage associée à d’autres branches ou à d’anciens formats.

Athlète en position de chaise (wall sit) dos au mur, jambes à 90°, pour l'exercice isométrique du test de Killy.

Test de Killy : la nouvelle épreuve depuis février 2025

Depuis février 2025, le test de Killy remplace l’épreuve des squats dans les sélections de l’armée. Cette « épreuve de la chaise » évalue l’endurance musculaire isométrique des cuisses.

Position et critères d’exécution

Le candidat se place en position assise, dos plaqué contre un mur, jambes fléchies à 90°, pieds à plat au sol et sans appui des mains. Il doit tenir le plus longtemps possible. Toute perte d’angle, décollement du dos ou appui avec les mains met fin au chronomètre.

Le test arrive après le Luc Léger, ce qui rend l’effort musculaire particulièrement éprouvant : les cuisses sont déjà chargées par la course. Cette difficulté est volontaire et fait partie du protocole.

Barème Vicente/CIRFA disponible

Aucun barème officiel consolidé n’est publié à ce jour pour le test de Killy. Le barème Vicente/CIRFA, établi selon les témoignages de candidats récents, donne les repères suivants :

Catégorie Femmes (durée) Hommes (durée) Notation
Insuffisant 0 à 55 secondes 0 à 60 secondes Faible
Moyen 56 s à 2:04 1:01 à 2:09 Moyen
Très bon sportif 2:05 à 4 minutes 2:10 à 4 minutes Excellent

D’après les premiers retours de candidats , un score d’environ 168 secondes (2 min 48) permettrait d’obtenir la note maximale. Cette valeur n’est pas confirmée par une source officielle et doit être prise comme un repère, pas comme une vérité publiée.

Comment se préparer au test de Killy

Le bon réflexe est de simuler les conditions réelles. Faites une séance de course intense, type fractionné ou Luc Léger reconstitué, puis enchaînez immédiatement par une « chaise » contre un mur. Vos cuisses doivent apprendre à fonctionner brûlantes. Travailler la chaise au frais, jambes reposées, ne reflète pas du tout l’épreuve.

Synthèse des seuils et tableaux de référence

Le tableau ci-dessous reprend les seuils minimaux par épreuve selon force-militaire.fr, distincts selon le sexe, ainsi que les conséquences en cas d’échec.

Épreuve Critère minimum hommes Critère minimum femmes Conséquence en cas d’échec
Luc Léger Palier 7 (7 min) Palier 6 (6,5 min) Élimination directe
Tractions / Tirage poulie 6 tractions strictes Tirage selon poids minimal Passage interdit
Test Killy (ex-squats) 35 squats ou performance minimum test Killy 30 squats ou seuil adapté test Killy Rejet candidature

Note : la dernière ligne reproduit les références antérieures pour les squats (35 hommes / 30 femmes) maintenant remplacés par le test de Killy depuis février 2025.

Le tableau récapitulatif des compétences évaluées :

Épreuve Compétence évaluée Objectif Seuil éliminatoire
Test de Luc Léger Endurance aérobique Atteindre un palier minimum Palier 7 minimum
Tractions (hommes) Force du haut du corps Minimum 8 tractions strictes Moins de 6 tractions éliminatoire
Tirage poulie haute (femmes) Force musculaire tirage Poids adapté selon profil Échec en dessous du seuil établi
Test de Killy Endurance musculaire des cuisses Tenue maximale en position chaise Performances insuffisantes interdiction de passer
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Notation, note éliminatoire et moyenne globale

La note minimale par épreuve est fixée à 1/20. Obtenir 0/20 à une seule épreuve entraîne une élimination automatique, même si les deux autres scores sont excellents. C’est le risque encouru par un candidat trop spécialisé.

La moyenne globale sur les trois épreuves doit atteindre au moins 5/20 pour ne pas être éliminé. Au-dessus, le score sportif s’ajoute aux autres composantes du dossier (psychotechnique, médical, entretien) pour orienter le candidat vers une spécialité.

Les exigences ne sont pas uniformes selon la spécialité visée. L’infanterie attend des résultats nettement au-dessus des seuils de base. Pour des spécialités de soutien comme les ressources humaines, le poids relatif des tests sportifs est plus faible que celui des tests psychotechniques. Les forces spéciales exigent les profils les plus élevés.

Dans les barèmes de sélection, les candidats masculins visent le palier 8 au Luc Léger et un objectif de 8 tractions strictes pour consolider leur dossier. Les candidates féminines visent le palier 7 au Luc Léger et au moins une traction tenue. Ces barèmes mentionnent également un parcours d’obstacles de 60 mètres effectué 2 fois en moins de 3 min 30 s ; iv-performance.fr signale toutefois que ce parcours a été supprimé en période COVID et n’apparaît plus dans les épreuves récentes du CSO.

Conditions médicales et aptitude

L’aptitude médicale repose sur le profil SIGYCOP, qui évalue sept composantes (système musculo-squelettique, vision, audition, psychisme et autres). Chaque critère est noté, et les seuils requis varient selon l’unité visée. Les nageurs de combat ou les parachutistes demandent des profils particulièrement élevés, illustrés par des cotes comme 1112221 ou 2223321.

L’IMC entre dans l’évaluation. Pour la Légion étrangère, les critères indiquent qu’il doit être compris entre 18 et 30 kg/m². Un IMC hors de ces bornes peut entraîner une inaptitude ou limiter les affectations possibles. Les spécialités les plus exigeantes demandent en général un IMC inférieur à 25 kg/m².

Côté administratif, l’engagement est ouvert à partir de 17 ans et demi. La limite supérieure varie de 30 à 32 ans selon la spécialité visée. La nationalité française est obligatoire, comme l’accomplissement de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC). Le candidat doit également être en accord avec la loi.

Le bilan médical du CEMI inclut audiométrie, ophtalmologie, cardiologie et évaluation orthopédique. Le médecin recherche en priorité les pathologies lombaires ou articulaires qui rendraient la pratique sportive intensive risquée, et évalue la capacité cardiaque à supporter un effort fractionné prolongé.

CCPG et CCPM : le cadre réglementaire de l’évaluation physique

Une fois engagé, le militaire ne quitte pas l’évaluation physique. Le Contrôle de la Condition Physique du Militaire (CCPM) doit être validé tous les deux ans (périodicité renforcée par l’instruction n°130 du 12 février 2025). Selon l’instruction officielle, il se décompose en deux blocs : le CCPG (Contrôle de la Condition Physique Générale), obligatoire et commun à toutes les armées, et le CCPS (Contrôle de la Condition Physique Spécifique), facultatif et laissé à l’initiative de chaque armée.

Le CCPG évalue trois aptitudes physiques fondamentales : l’endurance cardio-respiratoire (ECR), l’aisance aquatique (AA) et la capacité musculaire générale (CMG). Chaque bloc est noté sur 20 points, pour un total de 60 points.

Trois catégories d’âge sont retenues : Senior pour les moins de 39 ans, Vétéran 1 ou Master 1 pour les 40 à 49 ans, et Vétéran 2 ou Master 2 pour les 50 ans et plus. L’âge pris en compte est celui atteint au 31 décembre de l’année de notation.

Le tableau ci-dessous récapitule les seuils du CCPG pour les militaires en activité , à distinguer des épreuves initiales du CSO :

Épreuve Seuil minimum hommes Seuil minimum femmes Seuil éliminatoire
Tractions (pronation stricte) 8 répétitions minimum Tirage poulie haute équivalent Moins de 6 répétitions
Pompes (2 minutes) 30 pompes minimum 20 pompes minimum Moins de 15 répétitions
Squats (30 secondes) 30 répétitions 25 répétitions Moins de 20 répétitions
Natation (400 mètres) Moins de 11 minutes Moins de 12 minutes Abandon ou non-présentation
Test Luc Léger Palier 7 minimum Palier 6 minimum Palier 5 et inférieur

L’entraînement physique militaire et sportif (EPMS) est présenté par l’instruction officielle comme une nécessité professionnelle et opérationnelle, partie intégrante de la formation militaire générale. La Préparation Physique Opérationnelle (PPO) emploie des méthodes validées par les experts de la défense, axées sur la fonctionnalité et l’endurance plutôt que sur l’esthétique.

Comparaison des voies d’engagement et spécialités

Les exigences physiques varient selon la voie choisie. Le tableau suivant synthétise les attentes principales .

Voie Exigences clés en condition physique
Armée de Terre (général) Luc Léger, tractions/tirage, squats, natation (éventuelle), IMC raisonnable
Légion étrangère IMC 18–30, endurance générale, musculation, natation possible
Spécialités exigeantes (ex. nageurs, parachutistes) Profil SIGYCOP élevé (ex. 1112221, 2223321…), IMC <25, excellente endurance

Selon iv-performance.fr, les tests sportifs sont communs à l’ensemble des parcours de recrutement : militaire du rang, sous-officier, officier, mais aussi Armée de l’Air et Marine Nationale. Le triptyque Luc Léger / tractions ou tirage / Killy constitue la référence pour le recrutement standard CSO depuis février 2025.

Les résultats sportifs n’influencent pas seulement la validation de la candidature. Ils orientent aussi le choix de spécialité. Un bon score élargit les affectations possibles, un score juste suffisant ferme l’accès aux unités les plus exigeantes.

Homme en tenue militaire faisant des tractions sur un parcours d'obstacles pour préparer les tests sportifs du CSO.

Plan de préparation physique sur 12 semaines

La préparation doit s’envisager sur un minimum de 12 semaines. Une bonne structure consiste en trois cycles de 3 semaines de charge progressive, suivis chacun d’une semaine de récupération réduite. Ce rythme évite le surentraînement tout en accumulant les adaptations physiologiques nécessaires.

L’armée recherche des profils polyvalents . Il vaut mieux être bon dans chacune des trois épreuves plutôt qu’excellent dans une et moyen dans les deux autres. Une bonne préparation combine donc un travail de VMA pour le Luc Léger, un travail de force des membres supérieurs pour les tractions ou le tirage, et un travail d’endurance musculaire des jambes pour le test de Killy.

Répartition hebdomadaire type

Un découpage de référence sur cinq séances par semaine :

Jour Type d’effort Durée indicative Objectif
Lundi Fractionnés course (500 m) 45 min Renforcement endurance rapide
Mardi Musculation fonctionnelle (tractions, abdos, squats) 30 min Maintien de la force musculaire
Mercredi Natation fractionnée (25/50 m) 45 min Amélioration technique et vitesse
Jeudi Repos actif (footing lent, étirements) 30 min Récupération et mobilité
Vendredi HIIT orienté sprint/explosivité 30 min Puissance et explosivité

Une variante en trois séances hebdomadaires, plus accessible pour les candidats qui débutent, est également envisageable :

Séance Objectif Exercices
Séance 1 Endurance Footing 30 à 45 min à 70 % de FCmax, ou fractionné 10×30/30
Séance 2 Coordination 4×10 box jumps ou squats sautés, 30 s de chaise + 5 sauts pieds joints, 5×10 foulées bondissantes, 5×15 abdominaux relevés de jambes, équilibre sur Bosu
Séance 3 Résistance 4×10 tirages poitrine, 5×10 tractions en excentrique, 5×10 tractions avec ou sans élastique

Travail spécifique par épreuve

Pour le Luc Léger, il est recommandé une préparation assidue de 3 mois, à raison de 2 séances de course par semaine. Alternez footing long de 30 à 45 minutes à 70 % de FCmax et fractionné court type 30/30 ou 60/60, qui développent directement la VMA.

Pour les tractions, travaillez en pronation stricte. Multipliez les séries courtes, ajoutez du travail en excentrique et utilisez un élastique pour augmenter le volume si vos répétitions à vide sont limitées. Pour le tirage poulie haute, privilégiez les répétitions complètes avec un poids modéré plutôt qu’un poids élevé mal contrôlé.

Pour le test de Killy, l’erreur classique est de l’entraîner à froid. Faites-le toujours après un effort cardio significatif : footing fractionné, intervalles, séance VMA. Vos cuisses doivent apprendre à tenir une position isométrique en condition de fatigue accumulée.

Simuler le test complet

Tous les un à deux mois, il est conseillé d’organiser une simulation des trois épreuves enchaînées, dans l’ordre du jour J : Luc Léger, puis tractions ou tirage, puis test de Killy. Notez vos résultats. Cette méthode identifie le point faible de votre triptyque et permet d’ajuster la charge de travail sur le cycle suivant.

Hygiène de vie et préparation mentale

L’entraînement ne suffit pas. Sans une bonne hygiène de vie, les progrès stagnent ou régressent.

Côté récupération, il est rappelé que la règle est de ne pas forcer en continu. Les cycles de 3 semaines de charge suivis d’une semaine de réduction du volume sont là pour ça. Les signaux d’alerte sont clairs : mauvais sommeil, crampes, irritabilité, baisse de motivation. Quand ils apparaissent, ajoutez un jour de repos plutôt que d’insister.

Côté alimentation, privilégiez les protéines et les apports en calcium, et réduisez les sucres industriels et les matières grasses . L’hydratation et un sommeil suffisant sont également indispensables pour soutenir la charge d’entraînement.

Le gainage fonctionnel doit dépasser la simple planche statique. Il est recommandé d’intégrer des mouvements comme le « floor wiper » ou les relevés de jambes suspendus, qui sollicitent la sangle abdominale en condition instable. C’est ce gainage qui protège le dos quand un militaire doit transporter des charges de 20 à 30 kg sur le terrain.

Côté mental, attendez-vous à un environnement strict. Les évaluateurs valorisent la motivation visible : ne renoncez pas avant qu’on vous arrête. Les tests psychotechniques évaluent en parallèle la capacité de raisonnement, la concentration et la gestion du stress. S’entraîner sur des séries logiques, des tests spatiaux et des QCM avant le concours est un avantage net.

Enfin, prévenez les blessures. Une tendinite mal soignée peut compromettre une candidature. Si une douleur persiste, consultez avant de continuer la préparation à pleine charge.

Candidats militaires franchissant un filet de corde lors d'un test physique de sélection en extérieur.

Foire aux questions

Quels sont les tests physiques de l’armée de terre ?

Depuis février 2025, les tests physiques de l’armée de terre comprennent trois épreuves : le test de Luc Léger (endurance cardiovasculaire), les tractions en pronation pour les hommes ou le tirage poulie haute pour les femmes (force du haut du corps), et le test de Killy (chaise contre un mur, endurance musculaire des cuisses), qui remplace désormais l’épreuve des squats. Ces épreuves se déroulent au CSO, après la visite médicale.

Quels sont les tests de sélection pour l’armée ?

La sélection militaire se déroule sur 2 à 3 jours au CSO et comprend trois phases : les tests psychotechniques (logique, raisonnement, espace, mathématiques, anglais), l’examen médical (audiométrie, ophtalmologie, cardiologie, profil SIGYCOP) et les épreuves sportives. Les tests sportifs sont communs à toutes les branches (Terre, Air, Marine).

Quels sont les tests physiques pour entrer à l’armée ?

Trois épreuves : le test de Luc Léger avec un minimum de palier 7 pour les hommes et palier 6 pour les femmes ; les tractions avec un seuil éliminatoire à moins de 6 pour les hommes ou le tirage poulie haute pour les femmes ; et le test de Killy en position chaise à 90° contre un mur. La note minimale est de 1/20 par épreuve, et la moyenne globale doit dépasser 5/20.

Comment se préparer physiquement pour l’armée ?

Une préparation efficace dure au minimum 12 semaines, structurée en cycles de 3 semaines d’effort progressif suivies d’une semaine de récupération. Travaillez en parallèle l’endurance cardiovasculaire (fractionnés et footing long pour le Luc Léger), la force du haut du corps (tractions, tirage poulie) et l’endurance musculaire des jambes (test de Killy après une séance de course). Simuler les trois épreuves enchaînées une fois par mois est fortement recommandé.

Quelles sont les épreuves de sport militaire ?

Les épreuves de sport militaire du CSO sont : le test de Luc Léger (navette de 20 mètres, paliers d’une minute), les tractions en pronation pour les hommes ou le tirage poulie haute pour les femmes, et le test de Killy depuis février 2025. Les barèmes EVAT, SMA et VDAT définissent les niveaux de notation selon le grade et le profil.

Qu’est-ce qui rend inapte à l’armée ?

Un candidat peut être déclaré inapte pour des raisons médicales (maladies chroniques comme le diabète ou problèmes cardiaques, profil SIGYCOP insuffisant, IMC hors des bornes 18-30 kg/m²) ou sportives (0/20 à une épreuve, palier minimal non atteint au Luc Léger, nombre minimum de tractions non réalisé). En cas d’inaptitude définitive, un recours par contre-expertise médicale est possible.

C’est quoi le military workout ?

Le military workout désigne l’ensemble des méthodes d’EPMS (Entraînement Physique Militaire et Sportif) qui privilégient les exercices fonctionnels au poids du corps : pompes, tractions, squats, gainage, foulées bondissantes, fractionnés de course. L’objectif est de développer simultanément la force, l’endurance et la résilience psychologique, en préparant le corps aux contraintes opérationnelles réelles plutôt qu’à l’esthétique.

Quel est le barème du test de Killy à l’armée ?

Le barème officiel du test de Killy n’est pas encore publiquement consolidé. Le barème Vicente/CIRFA disponible donne les repères suivants : insuffisant (hommes 0-60 s, femmes 0-55 s), moyen (hommes 1:01-2:09, femmes 56 s-2:04), très bon (hommes 2:10-4 min, femmes 2:05-4 min). Selon les premiers retours de candidats, environ 168 secondes (2 min 48) permettraient d’obtenir la note maximale, mais ce chiffre reste à confirmer officiellement.

Quel palier minimum faut-il au test de Luc Léger pour l’armée ?

Pour les hommes, le palier 7 minimum est requis (environ 11,5 km/h sur 1 minute, soit une distance cumulée d’environ 1 365 mètres à ce palier). Pour les femmes, le palier 6 minimum est exigé. En dessous, le candidat est éliminé directement, quelles que soient ses performances aux autres épreuves.

Combien de tractions faut-il faire au minimum pour l’armée de terre ?

Le seuil éliminatoire pour les hommes est fixé à moins de 6 tractions strictes. L’objectif de base communément retenu est de 8 tractions strictes en pronation, menton au-dessus de la barre, sans balancier ni mouvement de jambes. L’objectif de base communément retenu pour un bon dossier est de 8 tractions strictes en pronation. Pour les femmes, l’épreuve est remplacée par le tirage poulie haute ou la suspension à barre fixe selon le centre.

Sources

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