Le test Luc Léger est l’épreuve d’endurance reine des sélections militaires françaises. Il décide en partie de l’entrée à l’armée de Terre, à l’armée de l’Air et de l’Espace, ainsi que pour les filières pilote et ALAT. Le candidat doit suivre une cadence sonore qui s’accélère toutes les minutes, sur des allers-retours de 20 mètres.
L’objectif de ce guide est simple : vous dire quel palier viser, comment le test se déroule réellement le jour J, et comment vous y préparer en 3 à 6 mois. Les chiffres présentés correspondent au protocole appliqué en sélection (CSO) et au CCPG des militaires en service.
Qu’est-ce que le test Luc Léger et pourquoi l’armée l’utilise
Le test Luc Léger, aussi appelé test navette, a été conçu par le docteur canadien Luc Léger, enseignant à l’Université de Montréal. Le principe est connu de la plupart des gens qui l’ont déjà passé à l’école : courir entre deux plots espacés de 20 mètres en suivant une bande son qui impose la cadence, avec une vitesse qui augmente progressivement.
Sur le plan physiologique, le test sert à mesurer la VMA, la vitesse maximale aérobie que le candidat peut soutenir, et à estimer le VO2max, c’est-à-dire le débit maximal d’oxygène consommé, exprimé en ml/min/kg. Ces deux indicateurs donnent une image fiable de la capacité cardio-respiratoire à l’effort.
Pour l’armée, l’enjeu est concret. Une condition physique solide est indispensable pour tenir les missions, parcourir de longues distances avec du matériel et supporter des conditions difficiles. Pour les pilotes (EOPN, ALAT), il faut aussi être capable de supporter les forces G et de maintenir une concentration prolongée en vol. Au-delà de la performance brute, le sport militaire installe une discipline, renforce l’esprit d’équipe et construit une résilience mentale exploitable en opération.
Le test Luc Léger est par ailleurs utilisé dans de nombreux autres concours : sapeurs-pompiers, Pompiers de Paris, police, gendarmerie. Cela en fait une épreuve transversale qu’il est rentable de maîtriser une bonne fois.

Comment se déroule concrètement le test Luc Léger à l’armée
Le candidat fait des allers-retours entre deux lignes distantes de 20 mètres. Une bande son émet un bip à chaque fois qu’il doit avoir atteint la prochaine ligne. Le premier palier dure 2 minutes parce qu’il intègre l’échauffement, à une allure de 8 km/h. Ensuite, chaque palier dure 1 minute, et la vitesse augmente de 0,5 km/h à chaque nouvelle minute. Le test peut théoriquement aller jusqu’à 25 paliers.
Règles de virage et validation du passage de ligne
Quand le candidat arrive à la ligne, il doit marquer un arrêt net et repartir aussitôt dans l’autre sens. Continuer à courir en faisant un arc de cercle au virage n’est pas autorisé. Au moment du bip, au moins un pied doit se trouver derrière la ligne blanche pour que le passage soit valide.
Zone de retard tolérée et motifs d’élimination
Un retard de 2 mètres est toléré, mais il doit être rattrapé avant le bip suivant. Le test s’arrête dans deux cas : un retard de plus de 2 mètres en deçà de la ligne, ou deux avertissements consécutifs sans rattrapage du retard. La performance retenue est celle annoncée juste avant l’arrêt du candidat.
Autrement dit, tant que le candidat suit le rythme, il continue. Dès qu’il ne rattrape plus la ligne à temps à deux reprises consécutives, le test est terminé.
Quel palier minimum atteindre au Luc Léger pour entrer dans l’armée
Pour intégrer l’armée de Terre en tant que soldat, la référence en sélection est claire. Un candidat masculin doit atteindre le palier 7. Une candidate féminine doit atteindre le palier 6. C’est le seuil cité comme la moyenne attendue pour se situer correctement dans le dossier de sélection.
Au-delà du minimum, viser plus haut a un vrai intérêt. La note moyenne sur les trois épreuves sportives est ce que verra la commission. Un palier 9 ou 10 chez les hommes laisse une marge confortable et compense d’éventuels passages plus faibles aux tractions ou au Killy.
Le système de notation : 1/20 minimum, moyenne 6/20
Le barème de sélection (CSO) impose deux règles à connaître. La note minimale pour chaque épreuve est de 1/20. Obtenir 0/20 à une seule des épreuves entraîne une élimination directe. Sur l’ensemble des trois épreuves sportives, il faut au minimum une moyenne de 6/20 (une moyenne de 5/20 est éliminatoire).
Les exigences réelles dépendent ensuite de la spécialité visée. Les filières pilote (EOPN), ALAT et les forces spéciales attendent des performances bien supérieures au minimum éliminatoire.
Différence entre barème sélection (CSO) et barème CCPG
Une fois en service, les militaires actifs passent annuellement le Contrôle de la Condition Physique Générale (CCPG), avec un barème nettement plus exigeant que celui de la sélection initiale. Selon le tableau du barème CCPG masculin pour les moins de 29 ans, atteindre 20/20 sur la composante Luc Léger demande un palier 11,5. Pour comparer avec la sélection, le palier 8,5 du CCPG vaut 17/20, et le palier 5,25 ne donne que 8/20.
Autrement dit, le palier 8 qui suffit en sélection devient juste correct une fois engagé. C’est cohérent : l’armée recrute un potentiel, puis attend que le militaire progresse en service.
Tableau des paliers du Luc Léger : vitesse, mètres/minute et VO2
La logique du tableau est simple. Plus le palier monte, plus la vitesse est élevée, plus le candidat parcourt de mètres par minute, plus son VO2 estimé est important. Cela aide à situer son niveau actuel.
Au palier 1, la vitesse est de 8 km/h. Le candidat parcourt 133,3 mètres par minute, soit 2,22 m/sec, avec un VO2 estimé à environ 26,2 ml/min/kg. C’est le palier d’échauffement.
Au palier 7, référence pour les candidates féminines en sélection, la vitesse correspond à environ 11 km/h, soit 183,3 m/min, pour un VO2 estimé proche de 40,8.
Au palier 8, référence pour les candidats masculins en sélection, la vitesse approche 11,5 km/h. Le candidat parcourt environ 191,7 mètres par minute, soit 3,19 m/sec, pour un VO2 estimé à 43,7. C’est un niveau d’endurance cardio-respiratoire cohérent avec une pratique sportive régulière.

Les trois épreuves sportives de la sélection militaire (CSO)
Les épreuves sportives se déroulent pendant la semaine de sélection au CSO, toujours après la visite médicale qui valide l’aptitude physique. Elles sont identiques pour toutes les armées : Terre, Air et Espace, Marine. Ce sont les niveaux requis qui varient ensuite selon la spécialité visée.
Le bloc sport comprend trois épreuves dans cet ordre :
- Le Luc Léger, pour l’endurance cardio-respiratoire.
- Les tractions pour les hommes ou le tirage poulie haute pour les femmes, pour la force du haut du corps.
- Le test Killy, pour l’endurance musculaire des jambes en position chaise. Cette épreuve a remplacé celle des squats en février 2025.
Il n’y a pas de temps de récupération officiel chronométré entre les épreuves, mais le temps de mise en place et de déplacement laisse en pratique 5 à 10 minutes de pause d’un test à l’autre. Selon les sessions, le processus complet de sélection (psychotechnique, médical, sport, entretien) se déroule sur deux à trois jours.

Le test Killy : la nouvelle épreuve depuis février 2025
À partir de février 2025, le test Killy a remplacé l’épreuve des squats dans les sélections de l’armée. Le test, aussi appelé épreuve de la chaise, évalue la force isométrique et l’endurance musculaire des cuisses, des fessiers et du tronc. L’idée est moins de mesurer une force brute que la capacité à encaisser la durée et à garder le contrôle du corps sous tension.
Protocole et règles d’invalidation
La position doit être tenue strictement : dos collé au mur avec la tête, les épaules et les fesses en contact, bras croisés sur le torse, genoux à 90°, pieds joints ou à largeur d’épaules, à plat au sol. Sans appui des mains, sans s’aider des cuisses. Si le candidat décale le dos, lève les talons, se penche en avant ou relâche la tension, le test est invalidé.
L’objectif est de tenir le plus longtemps possible. Comme cette épreuve passe après le Luc Léger, les jambes sont déjà chargées, ce qui rend l’exercice nettement plus difficile que dans une situation isolée.
Barème officiel du test Killy (identique hommes et femmes)
| Note | Temps requis |
|---|---|
| 1 | 16 s |
| 2 | 24 s |
| 3 | 32 s |
| 4 | 40 s |
| 5 | 48 s |
| 6 | 56 s |
| 7 | 1 min 4 s |
| 8 | 1 min 12 s |
| 9 | 1 min 20 s |
| 10 | 1 min 28 s |
| 11 | 1 min 36 s |
| 12 | 1 min 44 s |
| 13 | 1 min 52 s |
| 14 | 2 min |
| 15 | 2 min 8 s |
| 16 | 2 min 16 s |
| 17 | 2 min 24 s |
| 18 | 2 min 32 s |
| 19 | 2 min 40 s |
| 20 | 2 min 48 s |
Concrètement, viser 1 min 28 s permet d’assurer la moyenne (10/20). Atteindre 2 min 48 s donne le maximum.
Les tractions (hommes) et le tirage poulie haute (femmes)
Une fois le Luc Léger terminé, place à la force des membres supérieurs. Hommes et femmes ne font pas le même mouvement.
Tractions à la barre fixe (hommes)
La prise se fait en pronation, paumes vers l’intérieur, écartement des mains supérieur ou égal à la largeur des épaules. Le candidat part bras tendus, coudes déverrouillés, pieds décollés du sol, et se hisse jusqu’à ce que le menton dépasse la barre. Pas d’impulsion avec les jambes, pas de balancier, jambes tendues et relâchées tout au long du mouvement. La descente est contrôlée jusqu’à extension complète des bras.
Aucun mouvement de tête pour faire passer artificiellement le menton n’est accepté. Les répétitions sont comptées par un évaluateur qui peut refuser une rep jugée non conforme. La magnésie est autorisée. Il n’y a pas de limite de temps. Selon le tableau de barème associé aux tractions, atteindre plus de 58 répétitions vaut 20/20 chez les hommes, ce qui illustre surtout le sommet du barème.
Tirage à la poulie haute (femmes)
Le tirage poulie haute a été introduit à l’été 2023 pour remplacer l’ancienne épreuve de suspension chez les femmes. Pour qu’une répétition soit comptabilisée, la barre doit toucher la poitrine en bas du mouvement, et les bras doivent revenir complètement tendus, coudes déverrouillés. Il est conseillé de marquer une légère pause en bas pour montrer clairement le verrouillage. La notation est stricte et chercher à tricher en gardant les bras pliés est contre-productif.
Pour rester juste vis-à-vis du poids de chaque candidate, la charge sur l’appareil est adaptée.
Barème de charge pour le tirage à la poulie (femmes)
| Poids de la candidate | Poids sur l’appareil |
|---|---|
| < 50 Kg | 20 Kg |
| 50-55 Kg | 25 Kg |
| 55-65 Kg | 30 Kg |
| > 65 Kg | 35 Kg |
Le CCPG : le contrôle annuel des militaires en service
Une fois engagé, le militaire passe chaque année le Contrôle de la Condition Physique Générale (CCPG). Tous les militaires actifs médicalement aptes y sont soumis, et les réservistes opérationnels actifs sont encouragés à le passer aussi.
Le CCPG évalue trois capacités, chacune notée sur 20, pour un total de 60 points :
- L’endurance cardio-respiratoire (ECR), mesurée notamment via le Luc Léger, un VAMEVAL ou un 2400 m.
- L’aisance aquatique (AA), pour la composante natation.
- La capacité musculaire générale (CMG), qui regroupe le travail musculaire fonctionnel.
Le barème CCPG est nettement plus exigeant que celui des sélections initiales. Voici par exemple le barème ECR masculin sur le Luc Léger.
Barème CCPG masculin – ECR (Luc Léger)
| Nb de pts | ≤ 29 ans | 30 à ≤ 34 ans |
|---|---|---|
| 20 | 11,5 | 11,5 |
| 19 | 10,5 | 10,5 |
| 18 | 9,5 | 9,5 |
| 17 | 8,5 | 8,5 |
| 16 | 7,75 | 7,75 |
| 15 | 7,5 | 7,5 |
| 14 | 7,25 | 7,25 |
| 13 | 6,75 | 6,75 |
| 12 | 6,5 | 6,5 |
| 11 | 6,25 | 6,25 |
| 10 | 5,75 | 5,75 |
| 9 | 5,5 | 5,5 |
| 8 | 5,25 | 5,25 |
Pour le VAMEVAL, atteindre 20/20 demande 18,25 km/h pour les moins de 29 ans, et 17,25 km/h pour les 30-34 ans. Sur 2400 m, l’équivalent 20/20 est 8’36 pour les moins de 29 ans.
La logique est claire. Le palier 8 qui valide la sélection initiale ne suffit pas au CCPG : il rapporte autour de 17/20 (palier 8,5) ou un peu moins. La progression continue est attendue une fois engagé.
Conditions médicales et critères SIGYCOP
L’aptitude médicale est aussi déterminante que la performance sportive. Le profil SIGYCOP évalue sept composantes :
- S : système musculo-squelettique
- I : vision
- G : audition
- Y : psychisme
- C : cardiologie
- O : oto-rhino-laryngologie
- P : psychiatrie
Chaque critère est noté, et les seuils requis varient selon l’unité visée. Les spécialités très exigeantes comme les nageurs de combat ou les parachutistes demandent des profils particulièrement élevés (par exemple 1112221 ou 2223321).
Côté composition corporelle, l’IMC doit rester dans une fourchette de 18 à 30 kg/m² pour la Légion étrangère. Pour les spécialités exigeantes, un IMC inférieur à 25 kg/m² est plutôt recommandé. L’engagement dans les forces armées françaises est possible entre 17,5 et environ 32 ans selon la spécialité, avec accord parental pour les mineurs. La nationalité française est obligatoire.
La visite médicale lors des tests comporte des mesures générales, un test urinaire, un électrocardiogramme, un test auditif, un test de la vision et un bilan avec un médecin. Apportez votre carnet de santé et votre carnet de vaccination.

Programme d’entraînement pour réussir le Luc Léger
La méthode est connue. Il faut 3 à 6 mois de préparation minimum pour viser un objectif réaliste, avec 3 à 4 sessions de course par semaine et 24 à 48 heures de récupération entre chaque session.
Session type
Une séance bien construite tient en 30 à 40 minutes :
- 10 minutes de trot d’échauffement.
- 10 séries ou plus de fractionné : 1 minute à allure VMA, 1 minute de récupération en trottinant.
- 5 à 10 minutes de trot de récupération.
Le fractionné est le levier principal pour progresser sur Luc Léger, parce qu’il habitue le corps à soutenir une allure VMA répétée. À côté, il est utile de garder une ou deux sorties en endurance fondamentale, à allure conversationnelle, pour développer la base aérobie.
Tester ses progrès toutes les 3-4 semaines
Refaites le test Luc Léger en conditions réelles toutes les 3 à 4 semaines, pas chaque semaine. Cette fréquence donne au corps le temps de récupérer entre deux tests maximaux et fait apparaître clairement la progression. Encore plus utile : enchaînez de temps en temps les trois épreuves dans l’ordre prévu (Luc Léger, puis tractions ou tirage poulie, puis Killy), pour habituer le corps à la fatigue accumulée du jour J.
L’armée cherche un profil polyvalent. Il vaut mieux être correct partout (par exemple palier 9 au Luc Léger, des tractions propres, 1 min 28 au Killy) qu’excellent sur un seul test et faible sur les autres.
Sélection spécifique armée de l’Air : CRRA, TAMI-C et test Killy
L’armée de l’Air et de l’Espace ajoute des tests propres à son recrutement, en plus des épreuves sportives standard.
Les tests de présélection pour le personnel non navigant se déroulent dans l’un des cinq CRRA (Centres Régionaux de Recrutement Air) : Rueil-Malmaison, Nancy, Lyon, Bordeaux ou Rennes. Selon devenir-aviateur.gouv.fr, l’évaluation comporte les trois épreuves sportives (Luc Léger, tractions ou poulie, test Killy) avec un barème spécifique aux non navigants.
TAMI-C : la batterie psychotechnique
Le TAMI-C est une série de 6 tests psychotechniques passés sur ordinateur, adaptés au niveau hiérarchique visé. Ils mobilisent maths, logique et raisonnement, et comprennent un test de raisonnement, un test spatial, un test arithmétique, un test verbal, un test d’attention et un test de vitesse de codage.
Test d’anglais de Chambéry
D’après devenir-aviateur.gouv.fr, le test d’anglais dure 55 minutes et comporte 150 questions. Pour le personnel navigant, l’anglais et les épreuves sportives peuvent faire l’objet d’un rattrapage lors de la présélection au CSSA.
CSSA et SECP pour le personnel navigant
La sélection des pilotes et navigateurs officiers systèmes d’armes dure 4 jours au Centre de Sélection Spécifique Air (CSSA) sur la base aérienne 705 de Tours, après pré-sélection. Le test SECP (Système d’évaluation du candidat pilote) est un test psychomoteur de 20 minutes, éliminatoire, qui évalue la coordination jambes-bras, la finesse au manche, la gestion attentionnelle et les dispositions à l’apprentissage. Tous les tests doivent être passés en une seule convocation. L’épreuve de groupe demande 4 candidats minimum, faute de quoi la session est reportée.
L’entretien final, en quatre phases (présentation personnelle, parcours, monde militaire, motivations), conclut la sélection et restitue les résultats des tests.
Conseils pratiques pour le jour des épreuves
Quelques règles simples qui font une vraie différence.
Évitez tout entraînement intensif dans les 48 heures précédant les épreuves. Prenez un repas léger 2 à 3 heures avant, surtout pas trop lourd : courir avec un repas mal digéré pénalise vite le Luc Léger. Échauffez-vous 10 à 15 minutes avant chaque test. Le jour J, un échauffement court d’environ 3 minutes est en général autorisé juste avant le départ.
Pendant le Luc Léger, gardez un rythme constant. Les premiers paliers semblent faciles, c’est précisément là que beaucoup gaspillent leur énergie en partant trop fort. Régulez votre respiration. Visez la ligne franche : ne triplez pas la distance au virage en faisant un arc.
Aux tractions, prenez votre temps. Une rep propre vaut mieux que deux reps non comptées.
Au Killy, l’erreur classique est de se laisser tomber dans la position sans contrôle, et de glisser progressivement. Plaquez le dos, croisez les bras, vérifiez l’angle des genoux et tenez. Comme le test arrive après le Luc Léger, les cuisses sont déjà fatiguées : entraînez-vous à reproduire cette séquence en condition de fatigue.
Dernier point : ne cherchez pas à compenser une faiblesse par une performance exceptionnelle ailleurs. Les commissions cherchent des candidats équilibrés sur les trois épreuves, pas des spécialistes.

Foire aux questions
Quel palier au Luc Léger pour l’armée ?
Pour intégrer l’armée de Terre comme soldat, un candidat masculin doit atteindre le palier 8, et une candidate féminine le palier 7, sur un maximum théorique de 25 paliers. Une note de 0/20 à cette épreuve entraîne une élimination directe, et il faut une moyenne d’au moins 5/20 sur l’ensemble des trois épreuves sportives.
C’est quoi un bon palier au Luc Léger ?
Le palier 8 est considéré comme la moyenne attendue chez les candidats masculins en sélection. Pour se démarquer, viser au-delà a un vrai intérêt : le barème CCPG pour les militaires en service place le palier 11,5 à 20/20. Pour un civil qui se prépare pendant 3 à 6 mois, atteindre les paliers 9 ou 10 constitue un objectif solide et confortable.
C’est quoi le test Luc Léger ?
Créé par le docteur canadien Luc Léger de l’Université de Montréal, le test navette consiste à faire des allers-retours entre deux lignes espacées de 20 mètres, en suivant une cadence imposée par des bips sonores. La vitesse augmente de 0,5 km/h toutes les minutes. Il mesure la VMA (vitesse maximale aérobie) et permet d’estimer le VO2max.
Combien de temps dure un palier Luc Léger ?
Le premier palier dure 2 minutes, parce qu’il intègre la phase d’échauffement à 8 km/h. À partir du palier 2, chaque palier dure exactement 1 minute, avec une augmentation de vitesse de 0,5 km/h à chaque nouveau palier. Le test peut théoriquement atteindre 25 paliers.
Quelles sont les 3 épreuves sportives de la sélection militaire (CSO) ?
La sélection comporte trois épreuves : le Luc Léger pour l’endurance cardio-respiratoire, les tractions pour les hommes ou le tirage poulie haute pour les femmes pour la force du haut du corps, et le test Killy pour l’endurance musculaire des jambes. Le test Killy a remplacé l’ancienne épreuve des squats en février 2025.
C’est quoi le test Killy et comment obtenir 20/20 ?
Le test Killy, aussi appelé épreuve de la chaise, consiste à maintenir une position assise dos plaqué contre un mur, jambes fléchies à 90°, bras croisés sur le torse, sans appui des mains. Il faut tenir le plus longtemps possible. Le barème est identique pour les hommes et les femmes : 168 secondes (2 min 48 s) donnent 20/20, 88 secondes valent 10/20, et 16 secondes donnent 1/20.
Quelle est la différence entre les tractions (hommes) et le tirage poulie haute (femmes) ?
Les hommes font des tractions à la barre fixe en pronation, en partant bras tendus jusqu’à ce que le menton dépasse la barre, sans balancier. Les femmes font un tirage à la poulie haute, épreuve introduite à l’été 2023, avec une barre qui doit toucher la poitrine et des bras qui doivent revenir complètement tendus entre chaque répétition. La charge dépend du poids de la candidate : 20 kg pour moins de 50 kg, 25 kg entre 50 et 55 kg, 30 kg entre 55 et 65 kg, et 35 kg au-delà de 65 kg.
Peut-on être éliminé aux épreuves sportives de l’armée ?
Oui. Obtenir 0/20 à l’une des trois épreuves entraîne une élimination directe. La moyenne des trois épreuves doit être d’au moins 5/20, et aucune note individuelle ne peut être inférieure à 1/20. Au Luc Léger précisément, un retard de plus de 2 mètres en deçà de la ligne ou deux avertissements consécutifs sans rattrapage du retard arrêtent le test.
Combien de temps faut-il pour se préparer au test Luc Léger ?
Comptez 3 à 6 mois minimum de préparation. Le schéma classique : 3 à 4 sessions de course par semaine, avec 24 à 48 heures de récupération entre chaque, comprenant un échauffement de 10 minutes, 10 séries ou plus de fractionné (1 minute à allure VMA, 1 minute de récupération), et 5 à 10 minutes de trot de récupération. Faites le test toutes les 3 à 4 semaines pour suivre votre progression.
Les épreuves sportives sont-elles les mêmes pour l’armée de Terre, l’Air et la Marine ?
Oui, les trois épreuves (Luc Léger, tractions ou poulie, test Killy) sont identiques pour toutes les armées. En revanche, les niveaux de performance attendus varient selon la spécialité visée : les spécialités exigeantes comme EOPN, ALAT ou les forces spéciales demandent bien plus que le minimum. Pour l’armée de l’Air et de l’Espace, les épreuves physiques sont complétées par les tests psychotechniques TAMI-C, un test d’anglais et, pour les pilotes, le SECP et le contrôle palonnier.
Sources
Banques de QCM gratuites sur les grades, l'alphabet OTAN et la culture militaire.



